Saviez-vous qu'en 2025, près de 73 % des étudiant.es universitaires au Québec utilisent déjà l'intelligence artificielle générative pour leurs études? Si cette donnée impressionne, sachez qu’il s’agit d’une hausse marquée par rapport aux 59 % enregistrés en 2024. L’étude de KPMG Canada, publiée à l’automne 2025, révèle également que, pour 48 % de la communauté étudiante, le premier réflexe face à une tâche est désormais de se tourner vers l’IA.
Alors que l’adoption par les élèves est fulgurante, le milieu institutionnel se trouve à la croisée des chemins. L’intégration de l’intelligence artificielle en éducation n’est plus une perspective futuriste, mais une réalité qui redéfinit les fondements mêmes de l’enseignement.
Pour les directions d'établissements et le corps professoral, l'enjeu dépasse la simple adoption technologique. Il s'agit d'une transformation stratégique visant à améliorer la réussite et l'apprentissage des élèves, tout en utilisant plus efficacement les ressources opérationnelles et humaines déjà très sollicitées.
Cet article explore le potentiel concret, les limites éthiques et la méthodologie éprouvée de Nexapp pour réussir votre transition vers une éducation augmentée par l'IA.
Si l'intelligence artificielle existe dans les laboratoires depuis les années 50, le véritable séisme pédagogique s'est produit en novembre 2022 avec le lancement de ChatGPT. En quelques semaines, l'IA est passée d'un concept abstrait à un outil omniprésent dans les sacs d'école numériques.
Après une phase initiale marquée par l'inquiétude face au plagiat, on est entré dans l'ère de l'IA utilitaire. Entre 2022 et aujourd'hui, le discours a pivoté : on ne se demande plus s'il faut bannir l'intelligence artificielle dans les écoles, mais comment l'intégrer pour pallier les failles systémiques du secteur éducatif, qui fait face à une tempête parfaite :
Loin des scénarios de science-fiction, l’intelligence artificielle se déploie aujourd’hui à travers des applications concrètes qui répondent aux frictions quotidiennes des institutions. Ces technologies ouvrent des portes aux établissements souhaitant conjuguer l'excellence académique et l'efficacité opérationnelle. Voici comment cette transformation se traduit concrètement dans l'écosystème éducatif.
L’IA en éducation est capable de traiter des volumes massifs de données pour offrir ce qui était autrefois impossible à grande échelle : l’hyper-personnalisation. C’est un réel changement de paradigme! Traditionnellement, l'enseignement suivait un modèle unique pour tout le monde. Avec l'IA, la donnée devient une alliée pédagogique.
En analysant les données des élèves, telles que leurs performances, préférences et comportements, les systèmes d'IA peuvent adapter les contenus et les méthodes d'enseignement pour répondre aux besoins spécifiques de chacun.e.
Par exemple, des plateformes comme DreamBox et Knewton utilisent des algorithmes d'IA pour personnaliser les exercices et les leçons en fonction des capacités et des progrès des élèves. Ces systèmes peuvent identifier les lacunes dans leurs connaissances et proposer des activités ciblées pour les combler. En conséquence, les élèves peuvent progresser à leur propre rythme et se concentrer sur les domaines où ils ont le plus besoin d'amélioration.
L'apprentissage personnalisé grâce à l'IA ne se limite pas à l'ajustement des contenus éducatifs. Il peut également inclure des recommandations de ressources supplémentaires, telles que des articles, des vidéos et des exercices spécifiques à chaque élève. De plus, l'IA peut fournir des commentaires en temps réel, leur permettant de comprendre immédiatement leurs erreurs et de les corriger. Cette approche proactive et adaptative favorise une meilleure compréhension des concepts et une maîtrise plus approfondie des sujets.
Selon le MIT, des écoles primaires en Chine ont commencé à utiliser l’application Squirrel AI, avec des résultats impressionnants : une augmentation significative des performances académiques pour les étudiant.es, ainsi qu’un gain de temps pour les activités pédagogiques créatives et l’interaction directe avec les élèves pour les enseignant.es.
La préparation de matériel pédagogique de qualité est l'une des tâches les plus chronophages pour le corps enseignant. L’IA générative en éducation change la donne en agissant comme un « copilote pédagogique », capable de produire des premiers jets en quelques secondes que l’enseignant.e peut ensuite raffiner.
Ce que l'IA peut générer concrètement :
Plusieurs établissements et organismes intègrent déjà ces outils. Par exemple, la plateforme Wooflash est très populaire dans les universités québécoises (comme à l'UQAM) pour transformer des notes de cours en quiz et en cartes mémoire, fondés sur les principes de la neuroéducation.
À retenir : L'objectif n'est pas de laisser l'IA rédiger le cours à la place des spécialistes, mais d'éliminer le syndrome de la page blanche. Un.e enseignant.e qui gagne 5 heures de préparation par semaine est plus disponible pour ses élèves.
La correction est souvent perçue comme la « face cachée » et épuisante de l’enseignement. L'intégration de l'IA dans ce processus ne vise pas à remplacer le jugement de l'enseignant.e, mais à automatiser les tâches répétitives (repérer des fautes d'orthographe, appliquer des barèmes standardisés en fonction des exigences selon le niveau de l'élève) afin de lui permettre de se concentrer sur la rétroaction à forte valeur ajoutée. Il existe deux types de correction augmentée par l’IA :
Le Québec se distingue par le développement de solutions locales adaptées aux réalités de notre système d'éducation (notamment les grilles de correction du ministère) :
Au-delà du temps gagné, la correction automatisée ou assistée par l’IA permet aux élèves de recevoir une rétroaction presque instantanée (plutôt que d'attendre plusieurs semaines), ce qui accélère considérablement leur apprentissage.
À retenir : Avec une solution comme Emilia, l'enseignant.e garde le plein contrôle. L'IA propose ; l'humain décide. C'est la synergie parfaite pour un enseignement plus humain et moins administratif.
L'un des plus grands défis de l'enseignement traditionnel est l'asymétrie entre le moment où un élève bloque sur un concept (souvent le soir, pendant les devoirs) et la disponibilité de l'enseignant.e. Les chatbots pédagogiques et les systèmes de tutorat intelligent (STI) agissent comme un pont, offrant un soutien immédiat et personnalisé à toute heure du jour.
Le Québec fait figure de pionnier dans l'intégration de ces assistants intelligents, avec des solutions qui privilégient l'autonomie de l'apprenant.e. Par exemple, Alloprof a déployé une IA de recommandation ultra-performante dans sa Zone d’entraide. Lorsqu'un.e élève y pose une question, un algorithme analyse instantanément la requête pour proposer les fiches pédagogiques ou les explications les plus pertinentes. Cela permet à l'élève de progresser immédiatement en attendant qu'un tuteur humain valide ou complète l'explication.
À l’international, la plateforme Cogniti permet aux enseignant.es de créer leurs propres agents conversationnels personnalisés, directement intégrés à leur environnement numérique (comme Moodle ou Canvas).
Le point de vue stratégique : Pour un gestionnaire d'établissement, ces assistants ne sont pas des gadgets. Ils sont des outils de rétention. Un.e élève qui trouve une réponse à 21h est un.e élève qui ne se décourage pas et qui arrive en classe le lendemain, prêt.e à approfondir la matière plutôt qu'à rattraper son retard.
L’un des apports les plus puissants de l’intelligence artificielle en éducation est sa capacité à rendre l’invisible visible. Grâce aux Learning Analytics (analytique de l'apprentissage), les établissements d’enseignement ne sont plus en mode réaction, mais en mode prévention proactive.
En croisant des données telles que le taux d'absentéisme, l'historique des notes, l'engagement et les facteurs socio-environnementaux, l'IA permet d'identifier les « décrocheurs silencieux » bien avant que les premiers échecs ne soient officiellement enregistrés. Ces outils ne jugent pas l'élève, mais alertent les professionnels (psychoéducateurs, conseillers en orientation) pour qu'ils puissent intervenir au moment où l'impact sera le plus grand.
Le Québec fait figure de chef de file mondial dans l'utilisation de l'IA pour la persévérance scolaire :
L'enjeu pour le gestionnaire : L'implantation de ces systèmes demande une grande rigueur éthique. Le succès repose sur la gouvernance des données, ainsi que la transparence envers les parents et les élèves.
Si l'impact de l'IA en classe est spectaculaire, il l'est tout autant dans les bureaux administratifs des établissements d’enseignement. La gestion des inscriptions, le support technique et les questions répétitives des parents ou des élèves saturent souvent les équipes, notamment lors des périodes de pointe. L’automatisation administrative permet de transformer ces goulots d’étranglement en processus fluides, disponibles 24/7. En voici quelques exemples :
À retenir : Au-delà du gain de temps, l'automatisation administrative réduit les erreurs de saisie manuelle et assure une équité de traitement : chaque demande reçoit une réponse cohérente et rapide, renforçant ainsi la réputation d'efficacité de l'établissement.
L'intelligence artificielle a le potentiel de transformer l'éducation de manière significative, en offrant des avantages considérables aux élèves. L’impact de l’IA dans les écoles se mesure d'abord par la réussite des élèves.
L'introduction de l'IA dans le domaine de l'éducation a également un impact significatif sur les enseignant.es et le personnel administratif. Pour les gestionnaires, l'IA est un levier d'efficacité opérationnelle :
Sur le terrain, l'IA n'est pas seulement un gadget de plus : c'est une nouvelle façon de travailler. Voici un comparatif rapide pour voir comment l'IA vient «augmenter» le modèle traditionnel :
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Dimension |
Enseignement traditionnel |
Enseignement augmenté par l'IA |
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Temps de correction |
Élevé Plusieurs heures (voire des jours ou des semaines) par examen. |
Optimisé Jusqu'à 75% de réduction du temps de correction grâce à des outils comme Emilia. |
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Personnalisation de l’apprentissage |
Limitée Rythme imposé au groupe. Difficile d'adapter le contenu à 30+ profils différents. |
Hyper-personnalisation Contenu et exercices qui s'ajustent en temps réel au profil cognitif de chaque élève. |
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Rétroaction à l'élève |
Différée Reçue souvent 1 à 2 semaines après la tâche, elle perd de son impact pédagogique. |
Instantanée Rétroaction immédiate essentielle à l'ancrage des connaissances. |
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Détection du risque |
Réactive On intervient après l'échec d'un examen ou lors de la remise des bulletins. |
Proactive Détection précoce des signes de décrochage grâce aux Learning Analytics avant l'échec. |
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Disponibilité du soutien |
Limitée Dépend des heures de classe ou de la disponibilité des tuteurs humains. |
24/7 Accès permanent à un assistant IA pour répondre aux questions et éliminer les bloquants. |
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Charge administrative |
Lourde Saisie manuelle et gestion des FAQ. |
Légère Automatisation des flux de données et des communications de premier niveau. |
À retenir : Pour les gestionnaires d’établissements d’enseignement, l’IA est un levier d’efficacité opérationnelle, de réussite scolaire et de rétention de leur personnel.
De nombreux outils d'intelligence artificielle sont désormais utilisés dans les salles de classe pour améliorer l'expérience d'apprentissage. Voici une liste de quelques outils disponibles :
Malgré les nombreux avantages de l'intelligence artificielle dans l'éducation, il existe également des défis et des préoccupations majeurs à prendre en compte. Pour les gestionnaires d’établissements d’enseignement, la réussite d’un virage technologique dépend de leur capacité à anticiper et à atténuer les risques liés à l’IA dans les écoles.
L'arrivée de l'IA générative en éducation a bousculé les méthodes d'évaluation traditionnelles. Le risque de plagiat ou de triche est réel, mais il force surtout une réflexion nécessaire : comment évaluer le processus (la réflexion et l’apprentissage) plutôt que le produit (les travaux remis)? Les établissements doivent redéfinir leurs critères afin de valoriser la pensée critique, l'originalité et la vérification des sources.
Les modèles d'intelligence artificielle ne sont pas "neutres" par nature. Ils apprennent à partir de données historiques qui reflètent les inégalités et les préjugés de notre société. Si ces données sont biaisées, l'IA ne se contentera pas de reproduire ces erreurs : elle risque de les amplifier de manière automatisée. Par exemple, un algorithme de détection de décrochage pourrait, s’il est mal conçu, stigmatiser certains groupes d’élèves.
Les modèles de langage ne sont pas des moteurs de recherche, mais des moteurs de probabilité. Ils peuvent générer des "hallucinations", c'est-à-dire affirmer des faits erronés, inventer des sources ou citer des dates historiques inexactes avec une assurance déconcertante. Dans un contexte éducatif, cela constitue un risque majeur de désinformation si l'apprenant.e ne possède pas encore les connaissances nécessaires pour remettre en question la réponse de l'outil.
L’utilisation systématique de l’IA pour synthétiser des textes ou résoudre des problèmes peut entraîner une atrophie de certaines capacités cognitives essentielles. Si l'élève délègue la phase de réflexion à la machine, il ou elle risque de ne jamais développer les structures mentales nécessaires à une compréhension profonde. L'enjeu est de passer d'une utilisation passive ("donne-moi la réponse") à une utilisation active où l'élève valide, critique et bonifie le travail de l'IA. Il est aussi important d'enseigner la littératie en IA : savoir quand l'utiliser, comment la questionner et quand s'en passer.
L'une des principales préoccupations est la confidentialité des données. Les systèmes d'IA collectent et analysent une grande quantité de données sur les élèves, y compris leurs performances académiques et leurs comportements. Il est essentiel de garantir que ces données soient protégées et utilisées de manière éthique, conformément aux lois en matière de protection de la vie privée.
Au Québec, la conformité à la Loi 25 n'est pas négociable. L’utilisation d’outils tiers pose des questions cruciales sur la souveraineté des données :
Une fuite de renseignements personnels peut entraîner des conséquences juridiques et réputationnelles graves pour une institution d’enseignement.
Malgré ses bénéfices, l'intégration de l'IA dans l'éducation pose également des défis pour les enseignant.es, notamment la nécessité de se familiariser avec les nouvelles technologies et de se former à leur utilisation. Les enseignant.es doivent acquérir des compétences en gestion des outils d'IA et comprendre comment interpréter les données générées par ces systèmes.
Un autre défi est l'inégalité d'accès aux technologies d'IA. Tous les établissements éducatifs ne disposent pas des ressources nécessaires pour intégrer les outils d'IA à leurs programmes. Cette disparité peut creuser l'écart entre les élèves qui ont accès à des technologies avancées et ceux et celles qui n'y ont pas accès. Il est crucial de trouver des moyens de rendre les technologies d'IA plus accessibles et abordables pour tous les établissements et les élèves, afin de ne pas exacerber les inégalités existantes.
En dehors des écoles, l’IA risque également de créer une éducation à deux vitesses. D'un côté, les élèves ayant accès aux versions payantes, plus rapides et performantes (ex. GPT-4o, Claude Opus) ; de l'autre, ceux et celles limité.es aux versions gratuites ou n'ayant pas de connexion stable à la maison. Sans une intervention institutionnelle pour fournir des outils équitables, l'IA pourrait devenir un vecteur d'accroissement des inégalités sociales plutôt qu'un levier de démocratisation.
L'éducation est avant tout un acte relationnel fondé sur l'empathie, l'encouragement et le lien social. Une dépendance excessive aux tuteurs virtuels et aux interfaces numériques risque de réduire les interactions humaines essentielles à la motivation. L'IA doit être perçue comme un complément qui libère l'enseignant.e des tâches mécaniques, afin de lui permettre de se consacrer pleinement à l'accompagnement émotionnel et pédagogique de ses élèves. Il est essentiel de maintenir un équilibre entre l'utilisation de l'IA et l'interaction humaine pour garantir une éducation de qualité.
Pour éviter le piège des projets pilotes qui s'essoufflent sans jamais passer à l'échelle, chez Nexapp, on recommande de déployer l’intelligence artificielle avec une approche éprouvée, centrée sur les meilleures opportunités et le retour sur investissement.
Ne déployez pas l'IA pour suivre une tendance. Les technologies telles que l’intelligence artificielle sont des outils supplémentaires pour résoudre des enjeux organisationnels précis ou saisir des opportunités d’amélioration. Identifiez votre priorité :
La tentation est grande de vouloir tout automatiser d'un coup. Or, le succès repose sur la sélection d'un premier projet à forte valeur ajoutée et à faible complexité.
Besoin d'aide pour identifier vos meilleures opportunités?
Le sprint d’opportunités de Nexapp est conçu pour identifier où l’IA générera le plus de valeur rapidement.
Pour solutionner votre problématique ou saisir vos opportunités, deux options s'offrent à vous :
L'IA est un outil humain. La gestion du changement est le facteur #1 de succès.
Pour comprendre comment l'IA peut concrètement transformer une institution d’enseignement, il suffit de regarder le projet Emilia, une solution née d'une collaboration étroite entre Nexapp et le Collège Sainte-Anne. Ce projet illustre parfaitement comment une technologie sur mesure peut résoudre des enjeux humains et pédagogiques majeurs.
L’enseignement du français repose sur la rétroaction fréquente. Cependant, la correction de productions écrites est l'une des tâches les plus lourdes et chronophages pour le corps professoral. L'enjeu était de taille : comment réduire cette charge sans sacrifier ni la qualité de l'accompagnement pédagogique ni la rigueur de l'évaluation?
Contrairement à ChatGPT ou Antidote, Emilia est conçue spécifiquement pour l'analyse de textes selon les critères du milieu éducatif québécois.
Les résultats observés au Collège Sainte-Anne parlent d'eux-mêmes :
L'avenir de l'éducation avec l'intelligence artificielle est prometteur et ouvre de nombreuses possibilités. À mesure que les technologies d'IA continuent de progresser, on peut s’attendre à des innovations encore plus avancées dans le domaine de l'éducation.
L'IA pourrait jouer un rôle clé dans la création de contenus éducatifs interactifs et immersifs. Les technologies de réalité augmentée et de réalité virtuelle continueront de se développer, offrant des expériences d'apprentissage plus engageantes et plus réalistes, tandis que le métavers éducatif permettra des simulations immersives impossibles dans le monde réel.
Par exemple, Google Expeditions est un outil de réalité virtuelle et augmentée qui permet aux enseignant.es d'emmener leurs élèves dans des « voyages virtuels » immersifs, comme l'exploration de l'espace ou de sites historiques. Cette technologie transforme l'apprentissage théorique en une expérience visuelle 3D mémorable, facilitant la compréhension de concepts complexes sans quitter la salle de classe.
L'évolution de l'IA en éducation ne se limite pas aux capacités cognitives. Demain, l'IA émotionnelle permettra de franchir une nouvelle étape : détecter et répondre à la frustration, au découragement ou à l'ennui d'un élève devant son écran. Si l'IA détecte des signes de fatigue ou de confusion (via l'analyse des temps de pause, de la vitesse de frappe ou même de l'expression faciale avec consentement), elle peut suggérer une pause, simplifier le langage utilisé ou proposer un exemple plus ludique. L'IA pourra également adapter ses formats (visuel, auditif, textuel) non seulement selon les performances académiques, mais aussi selon les préférences d'apprentissage et les intérêts personnels pour maintenir un haut niveau d'engagement.
Pour que les éducateurs et les éducatrices puissent tirer pleinement parti des avantages de l'intelligence artificielle, il est essentiel qu'ils et elles aient accès à des ressources et à des formations adéquates. Heureusement, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour aider les enseignant.es à se familiariser avec les technologies d'IA et à les intégrer à leurs pratiques pédagogiques.
L'intelligence artificielle a déjà commencé à transformer l'éducation de manière significative, offrant des avantages considérables tant pour les élèves que pour les enseignant.es. En personnalisant les parcours d'apprentissage, en automatisant les tâches administratives et en créant des environnements d'apprentissage interactifs, l'IA a le potentiel d'améliorer l'efficacité et l'engagement dans le processus éducatif.
Pour que ces avantages se concrétisent pleinement, il est essentiel de fournir au corps enseignant les ressources et les formations nécessaires pour intégrer efficacement l'IA dans ses pratiques pédagogiques. L’intelligence artificielle n’est pas là pour remplacer les enseignant.es, mais pour les libérer des tâches mécaniques et leur redonner leur rôle de mentor. Pour les dirigeant.es d'établissements, le moment est venu de transformer cette technologie en un avantage stratégique.
Non. Elle agit comme un copilote. L’empathie, le jugement critique et l’accompagnement moral restent des compétences exclusivement humaines.
Au Canada, une vaste gamme d'outils est disponible, allant des assistants pédagogiques polyvalents comme ChatGPT et Khanmigo, aux solutions de pointe développées au Québec telles qu'Emilia pour la correction assistée, Scolaro pour l'évaluation assistée par l’IA, ou encore les systèmes d'analyse prédictive d'Optania pour la persévérance scolaire.
Des plateformes comme Khan Academy (avec son tuteur Khanmigo), Wooflash et Duolingo utilisent l’intelligence artificielle pour analyser en temps réel les forces et les lacunes de chaque élève afin de générer des parcours d'apprentissage adaptatifs et personnalisés.
L'approche doit être progressive : commencez par sensibiliser le personnel aux enjeux éthiques, puis introduisez des outils d'aide à la préparation de cours ou à la différenciation pédagogique (comme Curipod ou MagicSchool), tout en assurant un encadrement strict de la protection des données des élèves conformément à la Loi 25.
Pour l'enseignement du français au Québec, vous pouvez vous tourner vers des solutions spécialisées comme Emilia (développée par Nexapp) pour la correction pédagogique assistée, des outils d'aide à la rédaction comme Antidote (utilisant désormais l'IA générative), ou encore les ressources du RÉCIT qui recensent et évaluent les meilleures applications adaptées au curriculum québécois.
Des services comme Gradescope et Socrative facilitent la correction automatique des devoirs à choix multiples et techniques, tandis que des solutions plus avancées comme Emilia permettent d'automatiser l'analyse et la correction de textes complexes tout en offrant une rétroaction pédagogique personnalisée à l'élève.
Des applications comme Quizizz AI, Wooflash et Anki utilisent l'IA pour transformer les notes de cours en questionnaires interactifs et en fiches de mémorisation (flashcards) basées sur la répétition espacée, permettant ainsi aux élèves de cibler leurs lacunes spécifiques avant le jour de l'examen.
Pour l'apprentissage en ligne au secondaire, les programmes recommandés incluent des plateformes de tutorat socratique comme Khanmigo (Khan Academy), des environnements de classe interactifs comme Curipod pour maintenir l'engagement à distance, et des solutions québécoises de soutien à la réussite comme Optania ou Alloprof.
Pour choisir une plateforme d’IA adaptée, les gestionnaires d’établissement d’enseignement doivent privilégier des outils qui assurent la conformité à la Loi 25 pour la protection des données, qui offrent une transparence pédagogique (expliquer le « pourquoi » plutôt que de donner simplement la réponse) et qui permettent une personnalisation réelle de l’apprentissage.
Des outils comme Speechify et Seeing AI transforment le texte en audio pour les élèves dyslexiques ou malvoyant.es, tandis que des services de transcription en temps réel comme Otter.ai et des assistants cognitifs comme Goblin.tools brisent les barrières pour les élèves qui doivent composer avec la surdité ou la neurodivergence.